DFCI Aquitaine
Comment un réseau de plus de 210 associations syndicales autorisées, réparties sur quatre départements, organise la surveillance de l'un des plus vastes massifs forestiers cultivés d'Europe.
Un réseau de propriétaires, pas un service administratif
En Aquitaine, la défense des forêts contre l'incendie repose sur les propriétaires forestiers eux-mêmes, organisés en associations syndicales autorisées (ASA). Ce sont elles qui construisent et entretiennent les pistes et les points d'eau indispensables aux sapeurs-pompiers : environ 44 000 kilomètres de pistes et 4 600 points d'eau à l'échelle du massif. Le réseau, formalisé après les grands incendies de 1947-1949, fédère plus de 210 ASA en quatre unions départementales — Dordogne, Gironde, Landes et Lot-et-Garonne — et s'appuie sur plus de 2 500 bénévoles actifs.
Depuis les incendies de l'été 2022 en Gironde, l'État a confié à ces structures une mission supplémentaire : patrouiller le massif lorsque le risque d'incendie devient élevé. Un financement dédié a permis, dès 2023, l'achat de véhicules de patrouille et le recrutement d'agents de surveillance du massif. La saison à risque court du 1er mars au 30 septembre, avec cinq niveaux de vigilance dont les trois plus hauts relèvent d'une décision préfectorale.
Cette organisation crée des contraintes de gestion très particulières :
- Un annuaire instable par construction : dans une ASA, la qualité de membre est attachée à la parcelle et suit la propriété. Ventes, successions et divisions parcellaires font bouger les listes en permanence, indépendamment de toute décision de la structure.
- Trois niveaux à tenir simultanément : l'ASA locale, l'union départementale et la tête de réseau régionale ont besoin de la même information à leur propre maille — effectifs, heures réalisées, état des ouvrages — sans que personne ne la ressaisisse.
- Une activité saisonnière et à préavis court : le passage d'un niveau de vigilance au suivant transforme une veille en dispositif armé, souvent avec moins de 24 heures d'anticipation, avec des bénévoles qui ont par ailleurs une vie professionnelle.
- Un patrimoine dispersé à contrôler : pistes, barrières, aires de retournement et points d'eau ne valent que s'ils sont praticables le jour du feu — ce qui suppose des tournées de reconnaissance tracées et des anomalies suivies jusqu'à leur résolution.
Ce que couvre eBrigade dans ce type de réseau
eBrigade est le socle de gestion des personnes, des plannings et des moyens. Il ne remplace pas la comptabilité publique d'une ASA, qui relève de son comptable : il porte l'annuaire, l'activité et le terrain.
Chaque ASA dispose de son espace, regroupé par union départementale. Les effectifs, les heures et les activités remontent automatiquement aux niveaux supérieurs, avec des droits d'accès par échelon.
Les disponibilités se déclarent à l'avance, par créneau et par secteur. Les plannings de patrouille s'arment sur cette base, avec relèves nominatives et cumul automatique des heures par personne.
Notification push, SMS et e-mail, ciblés par secteur, compétence et disponibilité. Les réponses — je pars / je ne peux pas — s'affichent en direct, ce qui évite de rappeler tout le monde pour vérifier.
Chaque véhicule de patrouille et chaque équipement a sa fiche, avec échéances par date ou par kilométrage et indicateur d'état, pour éviter d'engager un moyen indisponible.
Les comptes rendus de tournée et les anomalies sur les ouvrages se saisissent depuis le mobile, avec photo et position, et s'affichent sur une carte partagée.
Heures de surveillance par secteur et par mois, vacations armées, anomalies signalées : les chiffres du bilan de saison sortent des données saisies sur le terrain, sans reconstitution de mémoire.
L'échelle du massif
Chiffres publics du réseau DFCI d'Aquitaine, sourcés ci-dessous — et non des résultats attribués à eBrigade.
Sources : DFCI Aquitaine, présentation du réseau et carte de vigilance (plus de 210 ASA, quatre unions départementales, plus de 2 500 bénévoles actifs, saison à risque du 1er mars au 30 septembre) ; France Bleu Gironde, 14 mars 2024 (44 000 km de pistes, 4 600 points d'eau, mission de patrouille confiée depuis l'été 2022 et financement d'État de 1,8 M€ en 2023 ayant permis l'achat de véhicules et le recrutement d'agents de surveillance). Page mise à jour le 27 juillet 2026.
Nos guides sur la surveillance des massifs
- Vigilance feux de forêt : trois échelles, un seul planning
- Patrouilles DFCI : organiser une saison de surveillance
- Pistes DFCI et points d'eau : tenir l'inventaire des ouvrages
- Mobiliser des bénévoles sur un départ de feu
- ASA de DFCI : le fonctionnement d'un réseau de propriétaires
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- Le logiciel DFCI d'eBrigade — fonctionnalités et tarifs
Le produit, tel que vos équipes le voient
Les écrans que ce type d’organisation utilise au quotidien dans eBrigade.


