Par Sarah · Rédactrice eBrigade · Publié le 26 juillet 2026
Feux, crues, orages : superposer les risques en cours sur la cartographie eBrigade
Un chef de dispositif qui ouvre sa cartographie voit ses postes de secours, ses équipes et ses véhicules. Ce qu’il ne voit pas, c’est le contexte : l’épisode orageux qui arrive par l’ouest, le tronçon de rivière passé en vigilance jaune ce matin, les foyers détectés par satellite à quarante kilomètres. Il faut ouvrir trois sites dans trois onglets pour l’obtenir.
Les cartographies d’eBrigade — celle des activités et celle des personnels — accueillent désormais un volet Couches qui superpose ces informations directement sur la carte, à côté des marqueurs métier.
Ce que le volet propose
Toutes les couches arrivent repliées. La carte reste d’abord celle des activités et des personnels : c’est sa raison d’être, et une carte saturée de pictogrammes ne sert personne. L’utilisateur ouvre ce dont il a besoin, et son choix est mémorisé.
| Couche | Source | Ce qu’elle apporte |
|---|---|---|
| Points chauds satellite 24 h | NASA FIRMS (VIIRS, 375 m) | Les anomalies thermiques détectées par deux satellites, agrégées en foyers |
| Feux de forêt, inondations, cyclones, séismes, sécheresse | GDACS | Les événements majeurs en cours, à l’échelle mondiale |
| Vigilance crues | Vigicrues / SCHAPI | Le niveau de vigilance par tronçon de cours d’eau |
| Hauteurs d’eau temps réel | Hub’Eau | La mesure des stations hydrométriques dans l’emprise affichée |
| Pluie & orages | RainViewer | La mosaïque radar, rafraîchie toutes les dix minutes environ |
| Danger météo feu | EFFIS / Copernicus | L’indice de danger prévisionnel |
Le choix du fond de carte — Google, IGN Plan, IGN J1, vue satellite — a rejoint le même volet, au lieu d’occuper une commande séparée.
Activez une couche : la carte répond
Captures réelles de la cartographie eBrigade, prises le 26 juillet 2026 sur des flux publics en direct.
- Non qualifiée
- Limité
- Notable
- Important
- Majeur
La couleur du pictogramme dit la nature du risque ; l'anneau, sa gravité. Deux échelles, jamais mélangées.



La cartographie telle qu'elle s'ouvre : équipes, activités et véhicules, rien d'autre. C'est l'état par défaut — toutes les couches de risques arrivent repliées.
Les anomalies thermiques des dernières 24 heures, agrégées en foyers. Ici le massif landais et le Médoc : le halo dit l'intensité radiative, l'anneau la gravité dérivée — pas le niveau d'alerte de la source.
La mosaïque radar en surimpression, avec son opacité réglable. L'épisode orageux se lit sur la même carte que les postes de secours, sans changer d'onglet.
Le volet lui-même : chaque couche affiche sa source, le nombre d'objets réellement chargés et l'heure de la prochaine actualisation. En bas, le rappel qui compte : donnée de situation, pas position tactique.
Lire la carte : la couleur dit la nature, l’anneau dit la gravité
Deux échelles, jamais mélangées. La couleur du pictogramme indique de quoi il s’agit : rouge pour le feu, bleu pour l’eau, violet pour le vent, brun pour le sol. L’anneau et sa pulsation indiquent la gravité.
Si la couleur portait la gravité, un feu majeur et une crue majeure auraient la même apparence, et on perdrait précisément l’information qu’on cherche d’un coup d’œil.
Un point sur lequel nous avons refusé la facilité
Les flux internationaux publient un niveau d’alerte. Il était tentant de l’afficher tel quel. Nous ne l’avons pas fait, et la raison mérite d’être exposée.
Le score d’alerte de GDACS mesure le besoin d’assistance humanitaire internationale. Sur cette échelle, un incendie de plusieurs dizaines de milliers d’hectares dans un pays doté de moyens de secours organisés ressort en vert. Le 26 juillet 2026, les neuf feux publiés par le flux — de 10 000 à 34 000 hectares, dont un dans le Médoc — étaient tous classés « Green ». Afficher un anneau vert sur 34 000 hectares, c’est induire en erreur celui qui lit la carte.
La gravité affichée est donc dérivée d’une grandeur physique : la surface parcourue pour les événements, la puissance radiative cumulée pour les foyers satellite. Quand la source ne fournit aucune grandeur exploitable, l’anneau reste gris — « non qualifiée ». Nous préférons afficher une incertitude qu’un faux apaisement.
Ce que ces couches ne sont pas
Il faut le dire aussi clairement que le reste, parce que c’est ce qui détermine le bon usage.
Un point chaud satellite n’est pas un feu confirmé. Le capteur VIIRS détecte une anomalie thermique. En juillet, le brûlage de chaumes en produit beaucoup ; une torchère industrielle aussi. Le pictogramme correspondant porte un bord en pointillés pour le distinguer d’un événement validé, et son infobulle le rappelle.

Ce sont des données de situation, pas des positions tactiques. Une détection à 375 mètres de résolution, avec une à trois heures de latence, ne se lit pas comme la position d’un engin. Chaque objet affiche son horodatage et l’origine de sa donnée.
Quand une source ne répond pas, la carte le dit. Un service peut renvoyer une réponse techniquement valide et pourtant vide — nous en avons rencontré le cas pendant les essais. Une couche dans cet état est signalée en clair plutôt que cochée et muette, et le message reste en français courant : « le fournisseur ne publie pas de données pour l’instant », pas un code d’erreur.
Disponibilité
La fonctionnalité est présente sur la cartographie des activités et sur celle des personnels. Les sources utilisées sont publiques et ne demandent aucune inscription. Des sources à plus haute fréquence sur la France, comme la vigilance de Météo-France, nécessitent une clé d’accès et feront l’objet d’une étape ultérieure.
Gérez vos équipes terrain avec eBrigade
Planning, formations, habilitations, pointage — tout en un.
Demander une démo gratuite