Ce que Plexus Santé couvre — et pourquoi certaines CPTS cherchent ailleurs
Plexus Santé, édité par Alkante, publie un périmètre clair : vision globale et individuelle
de l'activité de l'équipe, gestion en ligne des réunions avec planification et émargement,
partage collaboratif de documents, outil de gestion partagé du bilan ACI avec répartition des
financements aux membres, bibliothèque de protocoles et site web à destination des usagers.
L'éditeur annonce plus de 700 structures utilisatrices. Sur ce terrain, l'offre est solide et
aucune des alternatives listées ici ne la surpasse point par point.
Le motif de recherche d'une alternative est presque toujours ailleurs. Une plateforme de
coordination suppose que les professionnels viennent s'y connecter. Or un médecin généraliste
qui enchaîne trente consultations n'ouvre pas un intranet pour découvrir qu'un créneau de soins
non programmés cherche preneur samedi. Le tableau reste à moitié vide, et le coordinateur finit
au téléphone — c'est-à-dire exactement là où il était avant l'outil.
C'est une différence de point de départ, pas un défaut de produit. Les outils de coordination
partent de la structure et de ses obligations ; eBrigade part des personnes et de leur
disponibilité réelle. Il pousse l'information vers le professionnel — SMS, notification,
e-mail — filtrée sur sa profession, son collège et son secteur, et enregistre qui a vu,
qui a accepté, qui n'a pas répondu. La conséquence utile arrive en fin d'exercice : les
présences ayant été saisies au fil de l'eau, le rapport ARS s'exporte au lieu de se
reconstituer de mémoire.
Deux conséquences pratiques. Si votre usage réel de Plexus se résume au bilan ACI et à la
gestion documentaire, changer d'outil vous fera perdre plus que vous ne gagnerez. Si votre
difficulté est l'engagement des professionnels, le complément est souvent plus pertinent que
le remplacement : la plateforme garde les documents et le financement, eBrigade prend
l'annuaire opérationnel et la mobilisation.
Vérifiez d'abord votre taux d'usage réel Combien de vos professionnels se sont connectés au moins une fois ce trimestre ? Si la réponse est sous les 20 %, le problème n'est pas la plateforme que vous avez : c'est que le canal ne va pas chercher les gens.
Comparez sur le coût total, pas sur l'abonnement Ajoutez le volume de SMS, la reprise de l'annuaire, l'accompagnement et le temps de coordination consommé. Une grille publique ne dit rien du coût de déploiement, et c'est souvent lui qui décide.
Tranchez la question HDS avant de signer Coordonnées, plannings et présences des professionnels ne sont pas des données de santé et ne déclenchent pas l'obligation HDS. Dès que des données patient, même agrégées, entrent dans l'outil, l'hébergement certifié devient nécessaire — faites-le écrire au contrat, quel que soit l'éditeur.
Ne demandez qu'un seul changement d'habitude Les coordinateurs salariés peuvent apprendre un back-office ; les libéraux, non. Limitez leur périmètre à trois gestes — déclarer une disponibilité, répondre à une sollicitation, consulter l'annuaire — et faites tout le reste côté coordination.