STIS de Saint-Barthélemy — le renfort le plus proche est à une heure d'avion
Un département métropolitain qui manque de monde appelle le département voisin. Une île de vingt-et-un kilomètres carrés n'a pas de voisin. Sur Saint-Barthélemy, la couverture opérationnelle du jour, c'est exactement la liste des gens présents sur l'île — et rien d'autre.
Ni un SDIS, ni une caserne : un service territorial
Saint-Barthélemy est une collectivité d'outre-mer. Son service d'incendie et de secours n'est pas un SDIS : il relève d'un régime propre, écrit aux articles L1424-85 à L1424-91 du code général des collectivités territoriales, et il est porté par la collectivité elle-même. C'est le Service Territorial d'Incendie et de Secours, le STIS.
Les ordres de grandeur, tels qu'ils ressortent des relevés publics : environ quatorze sapeurs-pompiers professionnels et quarante-deux volontaires en 2023, pour une équipe d'une cinquantaine de personnes ; un centre d'incendie et de secours ; 1 240 interventions en 2022 et 1 293 sur 2023. Deux unités spécialisées complètent le dispositif : le sauvetage aquatique et l'intervention à bord des navires et bateaux — l'île se secourt aussi par la mer.
- Pas de mutualisation possible : aucun CIS voisin vers qui basculer une garde incomplète. Un trou de planning ne se compense pas, il se voit à l'intervention suivante.
- Un effectif majoritairement volontaire : comme presque partout en France, l'essentiel des sapeurs sont des volontaires, avec un emploi et une vie ailleurs. Leur disponibilité change tous les jours et se déclare mal par téléphone.
- Des spécialités portées par très peu de monde : sur une équipe d'une cinquantaine de personnes, le sauvetage aquatique et l'intervention à bord des navires reposent sur une poignée de qualifiés. Savoir lesquels sont présents et à jour n'est pas un confort administratif, c'est la capacité opérationnelle du jour.
Ce qu'eBrigade prend en charge sur ce métier
Chacun met à jour sa disponibilité depuis son téléphone. Le chef de centre lit la couverture du créneau au lieu de la reconstituer : c'est le seul moyen d'avoir une information qui vaut encore quelque chose le lendemain matin.
Aptitude médicale, formation de maintien des acquis, spécialités : chaque ligne porte une date de validité. Une qualification expirée écarte la personne de l'affectation, et les échéances proches remontent avant l'échéance.
Le parc et les équipements individuels sont suivis avec leurs contrôles. Sur une île, un engin indisponible ne se remplace pas dans la journée : mieux vaut voir venir l'échéance de maintenance que la subir.
Interventions, heures d'engagement, présences : les données remontent en statistiques et en exports, de quoi alimenter le bilan annuel rendu à la collectivité sans le reconstituer à la main.
Petit effectif ne veut pas dire besoin simple
On associe volontiers l'outil de gestion aux grands services. Saint-Barthélemy dit l'inverse : plus l'effectif est réduit, moins il y a de marge pour absorber une erreur de planning ou une qualification périmée. Un SDIS de mille sapeurs perd un spécialiste et en trouve un autre ; un service d'une cinquantaine de personnes, non.
C'est aussi vrai pour les centres d'incendie et de secours communaux, les corps territoriaux et les services d'outre-mer, qui partagent la même contrainte : l'effectif disponible localement est la seule ressource, et il doit être connu à la journée.
Le produit, tel que vos équipes le voient
Les écrans qui tiennent la couverture opérationnelle dans eBrigade.


